Etiquetage littéraire, politique et culinaire

Publié le par Lokiane

undefinedTout commence par un job d’été dans un petit village de bord de mer.
Dans un grenier, je trie des livres que je range dans des cartons. Une maison d’édition me livre des cartons à l’intérieur desquels se trouvent différentes catégories de livres neufs et je les trie les rendre homogènes.
Chaque livre à un code et une expression imprimés sur la couverture. « Erreur d’impression », « invendu », « bestseller ». Je trouve étrange que ces mentions soient connues à l’avance et inscrites directement sur la couverture… mais bon, je ne suis pas éditrice, une bonne raison m’échappe sûrement.

Vers la fin de l’après-midi des amis passent me chercher. Je les ai invités à visiter le petit village et nous partons en vélo.
Nous nous dirigeons vers le bord de mer. Puis nous le longeons. Puis la route se terminant en cul-de-sac nous décidons de continuer sur la plage.
Nous nous trouvons alors quelque peu en difficulté et face à un choix cornélien :
Vaut-il mieux rouler vers le haut de la plage, lisse, mais dont le sable est sec. Et tous ceux qui ont déjà essayé de rouler à vélo sur du sable sec comprennent le problème…
Ou alors rouler plus près de l’eau, où le sable humide est tout à fait praticable, mais où les nombreux rochers obligent à un slalom dont les détours double, voire triple la distance parcourue ?
Tandis que mes amis pédalent dans la semoule, je choisis de zigzaguer. Et a priori nous sommes aussi ridicules et inefficaces des 2 côtés.

Nous finissons tout de même par arriver en vue de la frontière. Car le petit village a une position très particulière, le bord de mer est limitrophe d’un pays communiste qui vient juste d’ouvrir ses frontières aux touristes.
Un des mes amis juge négativement le régime, accumulant les critiques habituelles : manque de liberté, pénuries etc.
Mais je lui répond par un argument imparable : S’il regarde de plus près la frontière il verra des sortes de pompes à essence près des files de voitures attendant de passer la douane.
Or ce ne sont pas des pompes à essence mais des pompes à glace italienne !
Car dans ce pays soi disant liberticide et pauvre, chacun à droit à sa glace gratuite. Voilà de quoi faire remonter son régime (sic) dans notre estime …

L’aspect  politique de la discussion étant clos, la glace devient le sujet principal.
Un de mes amis déclare qu’il n’y a que deux parfums de glace italienne : vanille et fraise.
Il y a les glaces à la vanille et il y a les glaces à la fraise. Point final.
Mais un autre soutient qu’il y a aussi le parfum vanille-fraise.

Après une série de
- « vanille-fraise ce n’est que la juxtaposition des 2 seuls parfums vanille et fraise »
- « non, ce mélange crée une nouvelle saveur donc un nouveau parfum, le vanille-fraise »
- « si »
- « non »
- « si »
- « non »
Je finie par intervenir (décidément j’ai des arguments imparables dans ce rêve…) avec un répercutant :
- « et la framboise alors ? »
qui met définitivement tout le monde d’accord.


PS : Cette glace communiste me rappelle un autre rêve culinairement engagé : le yaourt social

Publié dans Rêve

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