Un film sous acide

Publié le par Lokiane

Un coup à la porte fait sursauter 2 amis tranquillement installés dans leur appartement.
Ils s’inquiètent car ils appréhendent une descente des stups.

Tout ça parce qu’ils ont participé à un court métrage artistique.
Danseurs de formation, ils ont été engagés pour une chorégraphie déstructurée, éclairée de lumières stroboscopiques – dominante ocre percée de bleu, et sur une musique… un peu particulière.
Le tout était sensé exprimer un trip sous acide. Ou pas. Peut être que l’artiste à l’origine du projet, lui-même en plein vol, pensait représenter une réalité ordinaire.

L’appartement des 2 danseurs est inclus dans celui, plus grand, du cinéaste. Mais de l’extérieur on ne le voit pas et leurs portes d’entrées se jouxtent.
Du coup de nombreuses hypothèses de sauvegarde traversent les esprits des 2 flippés tandis qu’ils écoutent les pas du cinéastes vers se dirigeant vers l’entrée.

Tout d’abord comment peut-on les relier au cinéaste ?
Ils ont tourné dans son film, certes, mais une seule fois, et puis c’est leur métier.
Ils habitent quasiment ensemble. Bon. Mais ils sont plus sous locataires qu’amis. Ils le voient à peine en fait.
Finalement ce type est presque un inconnu.

Plus important, comment peut-on les relier aux substances illicites incriminées ?
Le film représentait un trip sous acide, ok, mais un acteur sait simuler. Pas besoin de prendre de la drogue pour avoir l’air drogué.
En tout cas sans preuve c’est une hypothèse défendable…

On a bon m’sieur l’juge ?

Publié dans Rêve

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